Sabrinalaranjo

Amb un Café i una Llei

« 60 millions et un détail sans importance : “il faut payer” »

Bienvenue en Europe : entrez, entrez… et payez !!!!

« 60 millions et un détail sans importance : “il faut payer” »
Sabrina Laranjo

L'Andorre entre dans la « cour des grands »… avec 60 millions sous le bras (et un léger vertige). Il y a l'actualité ordinaire… et puis il y a ces nouvelles qui font hausser un sourcil à la moitié du pays. Celle-ci en fait partie. Voilà que la Banque européenne d'investissement vient d'accorder son premier prêt à la Principauté d'Andorre. Rien de moins que 60 millions d'euros ! Oui, oui. Vous avez bien lu : un crédit. Un prêt. De l'argent qu’il faudra rendre. Ce qui, dans n'importe quelle famille, ferait l'objet d'une réunion sérieuse, devient presque historique en Andorre. Car ici, plus qu'ailleurs, nous sommes habitués à parler de stabilité, de prudence et de ce sentiment de « ne rien devoir à personne ». Et soudain… paf ! Bienvenue au club des signataires d'emprunts auprès des institutions européennes. Niveau débloqué. Sur le papier, tout semble merveilleux : investissement, développement, opportunités… des mots qui claquent dans les gros titres et nous donnent presque l'impression de jouer en Ligue des Champions de l'économie. Mais, comme pour tout bon match, il faut aussi regarder le score final : l'argent ne tombe pas du ciel (même si parfois, avec la neige, on comprend pourquoi l'image est tentante). Ce n'est pas tant le crédit en soi — tout à fait raisonnable par ailleurs — qui pose question, mais son symbolisme. C'est ce moment où l'Andorre passe du « nous pouvons le faire seuls » au « d'accord, peut-être qu'un petit coup de pouce européen n'est pas une si mauvaise idée ». Et c'est là que commence le classique « oh, oh, oh… ». Parce qu'emprunter de l'argent est un acte d'adulte responsable… mais c'est aussi une sorte de saut dans le vide, tout en élégance. Et l'Andorre, petite mais sérieuse, n'a pas l'habitude de faire un pas sans regarder où elle pose le pied (même si le sol est parfois verglacé). Cela dit, tout n'est pas noir. Il faut également souligner que s'intégrer aux dynamiques européennes signifie jouer avec des règles différentes. Plus grandes, plus complexes… et probablement avec plus de paperasse. Mais aussi avec plus d'options. Au final, ce crédit peut représenter bien des choses : une opportunité, une expérience ou simplement le signe que le pays progresse. C'est comme passer de l'espèce à la carte bancaire… au début, c'est difficile, puis on s'y habitue (et on finit par consulter son relevé avec un certain respect). Quoi qu'il en soit, l'Andorre n'a pas dérogé à son style : prudente comme toujours, un brin sceptique et dotée de cette ruse ingénieuse : « on verra bien comment cela finit ». Car s'il y a une chose que le pays a prouvé au cours de son histoire, c'est qu'il sait s'adapter… même quand il y a 60 millions en jeu.

 

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“Si això fos una conversa, ara tocaria un cafè.”

Sabrina Laranjo

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